La distribution postale pourrait être fortement entravée ce jeudi par des blocages du Syndicat de la communication, qui n'a pas obtenu gain de cause auprès de Moritz Leuenberger. Pourtant, le syndicat se refusait encore mardi soir à être catégorique sur la mise en œuvre d'actions ou même d'une grève. Il a préféré laisser une dernière opportunité à La Poste de s'aligner sur ses revendications. L'ex-régie fédérale devra décider dans la journée si elle revient ou non sur ses positions, sans quoi le syndicat passera de la parole aux actes.

Invitation à user du droit de recours

Le ministre de la Communication, Moritz Leuenberger, n'est pas parvenu à calmer le jeu entre le Syndicat de la communication et La Poste. Après avoir entendu, mardi, les responsables des deux parties, le conseiller fédéral n'a pu qu'appeler le syndicat à suivre la voie de la convention collective de travail (CCT) et à user du droit de recours à la commission paritaire de conciliation qu'elle contient.

«Cette procédure s'applique également lorsqu'une partie estime ne plus devoir se tenir à la CCT parce qu'elle reproche à l'autre la violation de celle-ci, comme le fait actuellement le Syndicat de la communication», a fait remarquer le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (Detec). Les syndicats accusent en effet La Poste de contourner sa CCT, en externalisant certaines de ses filiales. Si le Syndicat de la communication a choisi de briser la paix du travail et annonce des actions dures pouvant aller jusqu'à la grève, Transfair a, quant à lui, choisi de privilégier la voie légale, se désolidarisant ainsi de son grand frère. Il déposera une plainte auprès de la commission paritaire jeudi.