Suisse

Adèle Thorens, l'écologie dans le cœur et dans la tête

Portrait de la Lausannoise, employée par le WWF.

Adèle Thorens vit la politique en philosophe, passionnée par l'éthique. Candidate verte en tête de liste au Conseil national, elle croit à la responsabilité individuelle, des hommes et des femmes, ainsi que des entreprises. L'Etat, partenaire indispensable, ne peut pas tout résoudre. La responsabilité appelle la liberté, l'une sans l'autre ne valent rien. L'une contre l'autre non plus.

A 35 ans, écolo depuis toujours, elle brandit son engagement comme un drapeau pour les combats futurs, à Berne si tout va bien cet automne.

Adèle Thorens a rejoint tout naturellement les Verts à partir de 1999. Tard, peut-être. Mais d'abord il a fallu achever des études accaparantes. En Lettres et à l'IDHEAP de Lausanne. Où elle s'attaque à l'analyse de la gestion publique de l'eau et du paysage. Aujourd'hui, elle travaille à temps partiel pour le WWF. Deux mandats l'occupent: la formation pour adultes via un brevet fédéral, «Conseil et communication en environnement», en collaboration avec l'Université de Lausanne, et le conseil auprès de la direction de l'organisation sur les politiques fédérales concernant l'environnement et le climat.

Entrée en 2002 au Conseil communal de la capitale vaudoise, elle préside le groupe des Verts depuis deux ans. Première des viennent-ensuite aux élections cantonales de cette année, elle s'imagine volontiers aux Chambres fédérales.

Elle se dit solidaire et vote plutôt avec la gauche, mais résiste à la logique des camps, des face-à-face idéologiques, du bloc contre bloc.

Adèle Thorens croit à la vertu des mesures écologiques incitatives. Vraiment incitatives, comme une taxe sur le CO2 à la hauteur de ses ambitions. Elle milite pour une société à 2000 watts, économe et tournée vers les générations à venir.

Isabelle Chevalley, d'Ecologie libérale, est une amie. Elle partage avec elle, avant elle, l'idée selon laquelle le développement durable est un vecteur de croissance.

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