Rien ne la prédestinait à siéger à la Commission de l'économie et des redevances. Ce n'est pas son monde.

Le parcours d'Adèle Thorens avait pris d'autres chemins: licence en philosophie, histoire et sciences politiques, formation en éthique environnementale, tout cela est très loin de l'impôt anticipé, de la simplification de la TVA et des subventions agricoles. Mais cela ne la gêne guère. Au contraire, elle a bien l'intention de sensibiliser ses collègues aux valeurs éthiques de l'économie, notamment dans le cadre de la crise financière.

A Berne, elle ne se fait pas remarquer par ses coups de gueule. Mais elle potasse ses dossiers à fond et a obtenu un premier succès: elle a fait rajouter un chapitre sur la biodiversité au programme de législature 2007-2001.