Le Conseil d’Etat vaudois a bel et bien pris des mesures pour contrôler les appels téléphoniques de ses membres, au printemps 2018, au paroxysme de la crise provoquée par l’affaire de la domiciliation fiscale de Pascal Broulis. Un dispositif sans précédent en Suisse que le gouvernement n’a jusqu’ici jamais reconnu officiellement, mais dont l’existence a été confirmée cet été au cours d’une procédure juridique entre l’élu PLR et le groupe Tamedia, comme l’a appris Le Temps. Concrètement, il est attesté que le gouvernement cantonal a autorisé le chancelier Vincent Grandjean à consulter la liste des appels téléphoniques que ses membres avaient passés après leur séance. Ce contrôle inédit fait suite à des fuites dans la presse. Il a pour objectif d’en trouver l’auteur.