C'était jour de jugement pour les quatre notables impliqués dans le volet genevois des diamants braqués sur le tarmac de l'aéroport de Bruxelles.

Le promoteur, reconnu coupable de recel et de blanchiment pour avoir caché et écoulé une partie du lot confié par un truand français, est condamné à une peine de 2 ans avec sursis. Les dénégations de l'avocat, qui affirmait n'avoir rien su de la présence du butin, n'ont pas convaincu le Tribunal correctionnel. Bien au contraire. L'homme de loi, reconnu coupable de tentative d'entrave à l'action pénale et de blanchiment, pour avoir voulu dissimuler les clés menant à la cave blindée où était entreposé pour 7 millions de pierres précieuses, écope de 180 jours-amendes avec sursis.

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Les juges n'ont, par contre, pas acquis la conviction que les deux acheteurs de diamants savaient ou pouvaient se douter de leur provenance, et cela même si le promoteur avait pu dire qu'ils étaient «tombés du camion». Le régisseur et l'agent immobilier, prévenus de recel, sont donc acquittés. Le premier, aussi poursuivi pour avoir employé du personnel illégal au noir, est condamné à 30 jours-amendes avec sursis pour cet aspect très périphérique.

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