L’affaire Giroud préoccupe les parlementaires fédéraux. La Délégation des commissions de gestion s’est entretenue vendredi avec le ministre de la défense Ueli Maurer et plusieurs représentants du Service de renseignement de la Confédération (SRC). Cette rencontre n’a pas réussi à répondre à toutes les demandes.

La délégation a reçu de nombreuses informations détaillées mais attend encore des éclaircissements sur plusieurs points d’ici au début du mois de septembre, a-t-elle communiqué vendredi.

L’encaveur valaisan Dominique Giroud, un détective privé, un agent du SRC et un «hacker» ont récemment été mis en détention provisoire. Ils sont soupçonnés par la justice genevoise de piratage informatique contre notamment un journaliste du «Temps» et un journaliste de la RTS.

La délégation parlementaire se penche sur l’implication du collaborateur du SRC dans l’affaire. Membre de cet organe de surveillance, Pierre-François Veillon (UDC/VD) s’était étonné qu’une nouvelle défaillance soit signalée deux ans après un vol de données sensibles.

Les activités privées des personnes concernées par la procédure pénale en cours engagée par les autorités genevoises ne relèvent pas du domaine de compétences de la haute surveillance parlementaire, précise la délégation.