«Le Département des affaires culturelles ressemblera bientôt à une succursale des Verts.» François Longchamp, président du Parti radical genevois, n'apprécie pas la gestion des ressources humaines de Patrice Mugny. Et son collègue Pierre Maudet, chef de groupe des radicaux à la Ville de Genève, n'en pense pas moins. A tel point qu'il a déposé en décembre 2004 une interpellation intitulée: «Conseil administratif: après l'agence de voyages, l'agence de placement?» La «politique des petits copains» pratiquée par les cinq membres de l'exécutif municipal sera donc à l'ordre du jour du prochain plénum, les 15 et 16 mars.

Particulièrement visé: le Vert Patrice Mugny. «Quand il est arrivé à la tête de la Ville, le patron de la Culture a fait le ménage. Puis il a engagé toute une frange de copains qu'il a fait adhérer au Parti écologiste», affirme Pierre Maudet. Le radical énumère: d'abord, le directeur du Département, Boris Drahusak, ancien président des Verts de la Ville. Arrivé dernier aux élections municipales, il a été nommé à la tête du parti alors qu'il était enseignant. Ensuite, Patrice Mugny a créé une fonction intitulée «administrateur agenda 21» pour son ami Marc Dalphin. L'ancien président de Dialogai, le Vert Yves de Matteis, a aussi eu droit à une place de «chargé d'information».

Et un beau jour, Patrice Mugny a voulu nommer sa propre compagne au poste de «chargée de mission» du Musée des sciences. C'en était trop. Exaspérés, ses collègues du Conseil administratif l'ont rembarré.