Kaspar Villiger est «plus optimiste que par le passé» quant à la possibilité de trouver un accord avec l'UE en matière de fiscalité de l'épargne, même si ce dossier reste problématique, a rapporté vendredi Achille Casanova, porte-parole du Conseil fédéral, au terme des entretiens de Watteville. Les partis bourgeois ont incité le gouvernement à ne pas lâcher de lest en la matière. Le Parti socialiste demande quant à lui une certaine souplesse.

Autre question abordée, la Politique agricole 2007 obtient globalement le soutien des partis. La question de la suppression des contingents laitiers, toutefois, continue de diviser. L'UDC est toujours le parti le plus réservé.

Satisfait du bon accueil réservé à la Politique agricole 2007, Pascal Couchepin s'est dit d'accord de repousser à 2009 la libéralisation des contingents. La décision doit toutefois être prise le plus vite possible. Le ministre de l'Economie s'est ainsi rallié à la position fermement exprimée par la Commission de l'économie du Conseil des Etats. Il a également admis que la compétence pour fixer cette échéance passe des mains du Conseil fédéral à celles du Parlement. Ce point sera traité par les Chambres au cours de la prochaine session dans le cadre de l'examen de la réforme PA 2007. Le ministre de l'Economie s'est par ailleurs montré confiant quant à une issue positive de la crise traversée par le géant laitier Swiss Dairy Food.

Cantons divisés

Sur la question de l'or excédentaire de la BNS, les partis gouvernementaux sont unanimes sur un seul point: il faut conserver le magot de 20 milliards de francs que doit rapporter la vente et partager les intérêts. Le PDC et le PRD sont d'accord pour distribuer le produit à raison de deux tiers aux cantons et d'un tiers à la Confédération.

Les deux autres partis gouvernementaux ne se sont pas ralliés à cette solution, a précisé Christine Beerli, cheffe du groupe radical des Chambres. L'UDC tient à ce qu'une partie de l'or excédentaire aille à l'AVS alors que le PS voudrait créer un fonds pour le soutien à l'innovation. Pour le président de la Confédération Kaspar Villiger, «rien ne presse». Il faut attendre le résultat des analyses Vox des votations et tenir compte des positions des partis avant de prendre une décision.