Diplomatie

Alain Berset rencontrera Emmanuel Macron

Le conseiller fédéral en charge des Affaires étrangères Ignazio Cassis et son homologue français Jean-Yves Le Drian ont fait le point sur les relations bilatérales ce vendredi. Le ministre a annoncé la venue du président de la Confédération à Paris en septembre

Le Conseil fédéral multiplie les contacts pour tenter de sauver l’accord-cadre institutionnel, dont la négociation a subi plusieurs pannes, la dernière en date étant liée au dispositif de protection salariale, que l’UE juge discriminatoire par rapport à sa propre directive sur les travailleurs détachés. Ignazio Cassis a rencontré jeudi à Salzbourg le commissaire européen Johannes Hahn, en charge du dossier suisse. Vendredi, il s’est entretenu avec le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, qu’il rencontrait pour la seconde fois depuis son entrée en fonction. Et, à cette occasion, le chef de la diplomatie française annoncé que le président de la Confédération Alain Berset serait reçu à Paris par Emmanuel Macron le 12 septembre.

Cela suffit-il à donner de nouvelles impulsions à ce projet d’accord? Jean-Yves Le Drian se dit convaincu qu’une solution sera trouvée. «Je n’imagine pas qu’il n’y ait pas d’accord-cadre», déclare-t-il. Cela dépendra également des pourparlers que le ministre de l’Economie Johann Schneider-Ammann mène avec les partenaires sociaux durant l’été. Il a discuté de la règle des huit jours et des cautions exigées des entreprises actives en Suisse avec les représentants des cantons et du patronat.

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Alors qu’il boycotte ces discussions, le président de l’Union syndicale suisse (USS), Paul Rechsteiner, a aussi parlé avec Johann Schneider-Ammann. «Le Conseil fédéral fera le point durant la première quinzaine de septembre», a rappelé Ignazio Cassis vendredi. Jean-Yves Le Drian rappelle que «dans le cadre du marché intérieur, l’UE demande de ne pas prendre de mesures discriminatoires et a pris elle-même des dispositions pour lutter à l’extérieur contre les concurrences déloyales.»

«Peu de dossiers préoccupants ouverts»

Les deux responsables des Affaires étrangères ont surtout parlé du contexte international et du multilatéralisme, qui subit aujourd’hui de fortes «pressions», souligne Ignazio Cassis. Et les relations bilatérales entre les deux pays? A les entendre, elles sont au beau fixe. L’un dit: «Nous avons peu de dossiers préoccupants ouverts.» Le second acquiesce: «Nos relations n’inspirent aucune inquiétude.»

Néanmoins, dans les colonnes du Temps et de la NZZ, Jean-Yves Le Drian a souligné la volonté de la France de voir la Suisse indemniser les frontaliers qui tombent au chômage. Il a répété sa position vendredi: «Les cotisations de chômage et les indemnités doivent être versées là où les frontaliers travaillent. Ce n’est pas une position de la France, c’est un principe de l’Union européenne», souligne-t-il.

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