élections

Albert Rösti au Grütli pour une campagne de résistance

A trois mois des élections, le président de l’UDC fait appel aux symboles. Il évoque le serment du Grütli et le général Guisan pour défendre la liberté contre l’Union européenne et la gauche

«Il n’y a pas de honte à perdre, mais il est honteux de ne pas se battre.» Conscient que son parti a devant lui une échéance difficile, le président de l’UDC, Albert Rösti, tire la campagne électorale de son parti sur le terrain des symboles. Flanqué uniquement de son secrétaire général, Emanuel Waeber, et de sa porte-parole, il a convié les médias jeudi à une excursion en bateau puis sur la mythique prairie du Grütli. Là ou les trois Suisses se sont promis de combattre le bailli Gessler. Là où le général Guisan a organisé son audacieux Rapport le 25 juillet 1940, il y a tout juste 79 ans, alors que la guerre faisait rage. Le symbole et le message sont ainsi doubles: le serment du Grütli et le Rapport du général Guisan étaient tous deux l’expression de la résistance d’un peuple contre l’ennemi étranger.

La situation de la Suisse aujourd’hui est-elle comparable à ces deux événements de l’histoire? «Les risques et les menaces étaient beaucoup plus importants à l’époque du général Guisan. Les circonstances sont aujourd’hui différentes. La Suisse n’est exposée à aucune menace concrète», répond-il dans un premier temps.