Du retard, des surcoûts, la prolongation de nuisances sonores et visuelles, mais surtout la stagnation de travaux absolument nécessaires: Lausanne avait la gueule de bois ce mardi à la suite de l’annonce du nouveau report du chantier du nœud ferroviaire vaudois – qui pourrait ne trouver son épilogue qu’en 2034. Un mal de tête couronné d’une désagréable impression que les infrastructures de l’ouest passent toujours derrière les alémaniques. «On en vient à se sentir méprisés en Suisse romande», fustigeait ce lundi la municipale lausannoise Natacha Litzistorf. «Il faut une prise de conscience au niveau national», renchérissait Nuria Gorrite, conseillère d’Etat chargée des transports. La région lémanique a de bonnes raisons de taper du poing sur la table, mais rappelons qu’elle n’est pas la seule à avoir des raisons de pester contre les CFF.