La Suisse officielle a exprimés ses  condoléances à la France. Et le Conseil fédéral a décidé de renforcer la surveillance du territoire, selon un communiqué diffusé samedi.

Le DFAE avec fedpol est en train d’essayer de déterminer si des victimes suisses sont à déplorer. En l’état, le DFAE ne dispose pas d’informations faisant état de citoyens helvétiques parmi les personnes tuées à Paris. L’ambassade de Suisse à Paris est en contact étroit avec les autorités françaises ainsi qu’avec le Centre de gestion de crise du DFAE à Berne.

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Du côté policier, fedpol, avec le SRC et le corps des garde-frontières, est en lien étroit avec les autorités françaises, sur place à Paris, par les canaux de police usuels et par l’Ambassade de Suisse. L’objectif des enquêteurs est de déterminer d’éventuelles connections avec la Suisse. Avec les polices cantonales concernées, fedpol a renforcé les mesures de sécurité autour des bâtiments diplomatiques français en Suisse. Le corps des garde-frontières est aussi en alerte renforcée.

L'évaluation établie par le Service de renseignement (SRC) indique une situation de menace élevée depuis plusieurs mois. Ce niveau avait été légèrement rehaussé début novembre, du fait que les intérêts des nations de la coalition anti-Etat islamique pouvaient être la cible d’attentat sur le territoire suisse également. Cette évaluation reste d’actualité. Le Groupe Sécurité de la Confédération et les organes compétents se réuniront dans l'après-midi afin de procéder à un examen approfondi de la situation.

Mise sur pied au lendemain des attentats de janvier contre Charlie Hebo et l'Hyper Cacher, la coordination opérationnelle entre les polices romandes - dite plan Vigipol - a été réactivée samedi matin, annonce au Temps le conseiller d'Etat genevois en charge de la sécurité, Pierre Maudet.

En clair, le degré de vigilance est relevé sur tout le territoire romand. «Nous déployons plus d'hommes, plus visibles», explique-t-il. La sécurité est renforcée aux frontières, «principalement par les gardes-frontières» et autour de l'aéroport, «par la police», où des retards sont à prévoir. La sécurité est aussi relevée autour des lieux de cultes, mosquées en tête.

Ce que nous pourrions craindre en Suisse, c'est un effet de mimétisme, avec des illuminés tentés de lancer des répliques des ces attaques

Si les attaques de vendredi soir visaient de toute évidence la France, Pierre Maudet reste prudent: «Ce que nous pourrions craindre en Suisse, c'est un effet de mimétisme, avec des illuminés tentés de lancer des répliques des ces attaques.» Mais pour l'heure, aucun élément ne permet de penser qu'une menace pèse sur la Suisse.

On ignore s'il y a des victimes suisses

«Au niveau du renseignement, nous sommes largement tributaires à ce stade des autorités françaises, ajoute Pierre Maudet. Nous ne savons pas à l'heure actuelle si des Suisses font partie des victimes.»

La coordination avec la France s'effectue samedi à deux niveaux, précise encore le magistrat. Au niveau politique, entre ses services, le consulat français et la préfecture française, et au niveau policier, entre l'état-major de la coordination Vigipol et le commandement de la gendarmerie française.