Les traces de salive découvertes dans la voiture du père des jumelles de Saint-Sulpice (VD) ne font pas progresser l’enquête. Elles sont inexploitables, a indiqué mercredi à l’ATS le procureur vaudois en confirmant des informations de «24 heures».

«Il n’y a visiblement pas assez de salive pour faire des examens toxicologiques», a précisé Pascal Gilliéron. En juin, les enquêteurs italiens avaient annoncé la découverte d’une très petite quantité de salive appartenant à l’une des fillettes. La substance se trouvait dans le coffre de la voiture abandonnée à Cerignola (Pouilles), où le père s’est jeté sous un train le 3 février.

«L’enquête se poursuit», ajoute le procureur en reconnaissant qu’il n’y a pas d’élément nouveau pour l’heure. Les résultats des analyses de la terre sur les chaussures paternelles trouvées en Suisse devraient bientôt être rendus. Différents échantillons ont dû être comparés, explique le magistrat.

Conformément à la procédure, une rencontre avec la mère des jumelles pourrait avoir lieu afin qu’elle puisse émettre d’éventuelles requêtes. Ensuite, un rendez-vous avec les enquêteurs italiens, français et suisses est envisageable. Mais «rien n’est décidé», souligne Pascal Gilliéron.

Les jumelles de 6 ans ont disparu de Saint-Sulpice le dimanche 30 janvier. Jusqu’à ce jour, les recherches n’ont pas permis de les retrouver.