Il fait désormais partie de l’histoire tourmentée du château d’Allaman. Hans, appelons-le ainsi, avait racheté cette demeure du XIIe siècle pour la rénover, réaliser des appartements de luxe et gagner beaucoup d’argent. Quinze ans après le démarrage de ce projet, qui s’est soldé par une faillite et une vente forcée, l’homme d’affaires germano-suisse comparaît devant les juges de Nyon. Il est accusé d’avoir roulé dans la farine une courtière canadienne qui avait succombé à ses flatteries de beau parleur et déboursé quelque 5 millions de francs dans cette pénible aventure.