Les parents vivant dans les cantons distribuant des allocations familiales supérieures aux minima votés dimanche n'ont guère de souci à se faire. Aucun projet concret n'existe en faveur d'une baisse et les milieux patronaux ne prévoient pas de faire pression. «Nous sommes bons perdants», a déclaré lundi Patrick Lucca, porte-parole de l'Union suisse des arts et métiers (USAM), qui avait lancé le référendum contre la loi sur les allocations familiales. Demander aux cantons généreux de baisser leurs allocations serait impopulaire. Aucun projet en faveur d'une baisse ne se dessine dans les quatre cantons qui versent des allocations pour enfant ou jeune en formation supérieures aux minima de 200 et 250 francs plébiscités dimanche. Dans ce groupe où figurent le Valais, Zoug, le Jura (si l'on compte l'allocation ménage), Fribourg va même augmenter dès 2007 ses subsides à 230 francs pour les deux premiers enfants, et à 300 francs pour les jeunes en formation.