carnet noir

Amélia Christinat, disparition d’une figure du PS genevois

Celle qui a été la première socialiste genevoise à entrer sous la Coupole est décédée mercredi des suites d’un AVC. Elle a marqué son canton de son énergie

Elle a été la première femme socialiste genevoise à gagner le Conseil national, en 1978. Figure du PS genevois, Amélia Christinat est décédée mercredi, des suites d’un accident vasculaire cérébral, a confirmé le parti à la suite d’une information de Léman bleu. Elle avait fêté ses 90 ans en février dernier.

Née et ayant d’abord grandi au Tessin, venue à Genève à l’âge de 15 ans, Amélia Christinat n’a jamais eu de diplôme, elle a commencé dans le monde du travail comme couturière. Incarnant ainsi une gauche populaire, et parfois gouailleuse. Le journaliste Eric Budry, de la Tribune de Genève, rappelle à quel point elle était «aussi connue, et crainte, pour ses coups de gueule».

Cofondatrice de la Fédération romande des consommateurs avec la Lausannoise Yvette Jaggi, elle avait adhéré au PS genevois en 1961, juste un an après l’octroi du droit de vote et d’éligibilité des femmes sur le plan cantonal. Son parcours l’a conduite à ce triomphe national, l’entrée dans la Chambre du peuple, en femme socialiste genevoise. Elle était revenue à Berne en 2010, lorsqu’il a été établi que la majorité du Conseil fédéral deviendrait féminine: «C’est un moment d’histoire suisse que je ne veux rater sous aucun prétexte», lançait-elle au Temps.


Un portait d’Amélia Christinat par la «Tribune de Genève», à l’occasion de ses 90 ans.

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