Droit

Amnesty fustige l'initiative de l'UDC sur les «juges étrangers»

Réunie en assemblée à Berne samedi, l'Organisation non gouvernementale estime qu'une acceptation de l'initiative pourrait impliquer une résiliation de la Convention européenne des droits de l'homme 

Les membres d'Amnesty International Suisse, réunis samedi en assemblée à Berne, ont appelé à défendre le système européen de protection des droits humains. Ils exhortent aussi les électeurs à rejeter clairement l'initiative de l’UDC «Le droit suisse au lieu de juges étrangers». L'assemblée a adopté une résolution contre cette initiative, qui devrait faire l'objet d'une votation en novembre. Elle représente pour eux une atteinte aux droits humains, indique l'ONG dans un communiqué.

Si elle était adoptée, cette initiative pourrait avoir pour conséquence une résiliation de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et un affaiblissement de la protection des droits humains en Europe et en Suisse, craignent les membres d'Amnesty. L'initiative dite «des juges étrangers» intervient à un moment où les crises des droits humains dans des pays comme la Russie ou la Turquie démontrent la nécessité d'une protection européenne commune de ces droits, note la résolution. «Là où des gouvernements autoritaires restreignent les libertés et les droits de leur peuple, la CEDH représente une ligne rouge qui ne saurait être franchie sans de graves conséquences», souligne le texte.

La querelle des juges étrangers

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