Pour le président de Swissuniversities Yves Flückiger, la réponse a été difficile à encaisser mercredi dernier sur le plateau d’Infrarouge, l’émission de débat politique de la RTS: «Aujourd’hui, il n’y a pas de solution pour vous», a concédé le président de la Confédération Ignazio Cassis. Face à cette impasse politique, la communauté paneuropéenne de la recherche et de l’innovation s’adresse directement à la Communauté européenne en la pressant de ne pas prendre la science en otage. L’opération «Stick to the science» démarre ce mardi 8 février. Elle vise à associer pleinement la Suisse – actuellement reléguée au rang d’Etat tiers – et le Royaume-Uni au programme de recherche européen, doté de 96 milliards d’euros. Leur mise à l’écart ne ferait en effet que des perdants, explique André Kudelski, le président du conseil d’administration d’Innosuisse, l’agence pour l’encouragement de l’innovation.