Innossuisse se concrétise. Vendredi, le Conseil fédéral a nommé André Kudelski à sa présidence. Le directeur général de l’entreprise qui porte son nom devra relever ce défi: doper la capacité d’innovation des entreprises suisses. Et il disposera de moyens conséquents pour le faire: près d’un milliard de francs suisses pour la période 2017-2020.

L’actuelle Commission pour la technologie et l’innovation (CTI) est appelée à disparaître début 2018 pour donner naissance à Innosuisse, une agence qui sera dès lors indépendante de l’administration fédérale. La mission reste inchangée: favoriser le transfert du savoir scientifique vers les entreprises. Deux nouvelles tâches viennent cependant se greffer sur ce cahier des charges: Innosuisse soutiendra également les personnes qui souhaitent créer ou veulent reprendre une entreprise. Des bourses et des prêts sans intérêts seront également octroyés par ce canal afin d’encourager la relève scientifique dans le domaine de l’innovation. Son conseil d’administration est composé de sept représentants du monde scientifique et économique, nommés vendredi en même temps qu’André Kudelski.

Dans un environnement hautement concurrentiel, la CTI souffre de plusieurs handicaps. Ses lenteurs, sa bureaucratie ont régulièrement été critiqués. Raison pour laquelle la structure a été revue. Innosuisse fonctionnera selon le même modèle que le Fonds national suisse de la recherche scientifique.