Anna Stünzi donne rendez-vous au café Franzos à Zurich. Toujours bien rempli, l’endroit, pastiche de bistrot parisien au bord de la Limmat avec ses croque-monsieur et ses quiches au menu, attire francophiles et francophones. Pour la nouvelle présidente du laboratoire d’idées sur la politique étrangère Foraus, ce point de rencontre a l’avantage d’être idéalement situé, entre son bureau à l’EPFZ et la gare principale, dans laquelle elle s’engouffre très souvent pour aller à Berne ou d’autres destinations beaucoup plus lointaines. L’un de ses derniers voyages ferroviaires l’a menée à Madrid, pour la conférence sur le climat de l’ONU, où elle représentait l’école polytechnique zurichoise lors d’un événement organisé par l’Office fédéral de l’environnement. La doctorante en économie du climat et des ressources jongle entre les horaires de trains, mais manque rarement ses séances de danse, tous les midis: «C’est mon sas de décompression.»

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