«Il n’y a pas de Napoléon sans Jomini.» Cette phrase, énoncée avec ferveur, donne le ton de l’entretien qui va suivre avec Renée-Paule Guillot. Conférencière et journaliste française, elle est l’auteure de plusieurs ouvrages consacrés aux énigmes de l’histoire. Jomini, âme double de Napoléon – paru en 2007 aux Editions Alphée – ne se déniche plus que dans les rayons des librairies d’occasion. Sur sa couverture: une silhouette reconnaissable entre mille, celle d’un homme vêtu d’un bicorne, la main posée sur le torse, et au premier plan le buste du général Antoine-Henri Jomini, érigé sur une place payernoise.

C’est d’ailleurs lors d’une visite dans sa commune vaudoise natale que Renée-Paule Guillot découvre le personnage dont les exploits lui sont contés par l’arrière-petit-fils de Ferdinand Lecomte, premier biographe du général Jomini. Stupéfaite par son rôle dans l’histoire française et européenne ainsi que par ses similitudes avec celle de Bonaparte, elle entame alors une chasse aux informations. Elle se plonge dans les archives de l’Institut de France, dans celles du canton de Vaud, dans le fonds privé Jomini et dans l’essai historique du baron Hippolyte Larrey Madame Mère (Napoleonis Mater).