L’Ordre des avocats genevois a traversé un début d’automne agité. Le ton un brin provocateur de certains sujets du Concours d’art oratoire Michel Nançoz – qui portaient sur la force des mots, l’égalité ou encore la réforme des infractions sexuelles – a fait grimper la fièvre au sein du barreau. Les uns ont dénoncé une concentration de thèmes clairement orientés et imprégnés d’une position misogyne. Les autres ont rétorqué en déplorant la censure grincheuse qui veut s’abattre sur cet exercice ludique destiné à primer la verve des stagiaires et leur habileté à jongler avec des questions sensibles.