Cet été, tous les médias ou presque ont été unanimes sur un point: le Conseil fédéral fonctionne mal en raison de nombreuses tensions. Deux facteurs y contribuent. D’une part, Guy Parmelin a soufflé en 2019 le Département de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) à Karin Keller-Sutter et il peine à convaincre à ce poste. D’autre part, le chef des Affaires étrangères, Ignazio Cassis, très isolé au sein du collège, ne parvient pas à faire progresser ses dossiers, que ce soit sur la nouvelle politique de neutralité ou dans le dossier européen, totalement bloqué après l’abandon de l’accord-cadre en mai 2021.