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Guy Parmelin à Berne le 11 mai 2016.
© PETER SCHNEIDER

Affaire Parmelin

Après la «faute» de Guy Parmelin, le Conseil fédéral temporise

Le collège gouvernemental a entendu mercredi Guy Parmelin sur les accusations dont l'UDC vaudois a fait l'objet. Mais il débattra plus tard du problème de fond, à savoir des règles de récusation

Le ministre Guy Parmelin a fait acte de contrition face à ses pairs mercredi. Le Conseil fédéral a pris connaissance de la version des faits de son benjamin, six jours après les révélations du quotidien Blick à propos de la position défendue activement par l’UDC vaudois sur un changement dans la fiscalité agricole dont il pourrait, ainsi que son frère, théoriquement bénéficier un jour. «M.Parmelin a admis avoir commis une faute politique. Le Conseil fédéral en a pris acte», indique le vice-chancelier de la Confédération André Simonazzi.

Répondre aux commissions de gestion

Mais le gouvernement n’a pas eu l’occasion ou le temps d’aborder le fond de l’affaire, contrairement à ce que le président de la Confédération Johann Schneider-Ammann affirmait mardi. «Le Conseil fédéral discutera du devoir de récusation une prochaine fois pour répondre aux questions posées par les Commissions de gestion (CdG)», précise André Simonazzi. Ce devrait être mercredi prochain, sachant que les CdG attendent des réponses pour le jeudi 19 mai.

La principale attente des élus est de déterminer s’il existe un besoin de préciser les règles de récusation qui valent pour les séances du gouvernement. Ces dernières sont relativement vagues. Elles évoquent un devoir de réserve, une récusation, «lorsque les membres du Conseil fédéral ont un intérêt personnel direct dans une affaire.»

On ne parle pas des fuites

La fuite émanant du Conseil fédéral n’a pas non plus été évoquée. Selon une source proche du collège, jamais ou presque les sept Sages n’abordent ce genre de problématiques, trop délicates.

Lire aussi: L’affaire Parmelin trahit les tensions au sein du Conseil fédéral

Techniquement, le Conseil fédéral aurait pu ou pourrait encore infliger un blâme, une remontrance, au ministre en charge de la Défense. Mais «il faut un justificatif pour cela, précise André Simonazzi. Et sans préjuger de la réponse que donnera le Conseil fédéral, personne ne doute de la bonne foi de M.Parmelin.»

Lire également: Les Romands font bloc pour défendre Guy Parmelin

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