Face aux inquiétudes exprimées par une partie de l’électorat vaudois sur le résultat de l’initiative anti-minarets, le conseiller d’Etat Pascal Broulis (PLR) a pris la parole cet après-midi devant le Grand Conseil. Dans une déclaration, il a fait part de la préoccupation du gouvernement vaudois sur le «flou que font régner certaines déclarations sur les rapports entre la constitution fédérale et le droit international.»

Le président du Conseil d’Etat s’est également défendu de vouloir émettre «le moindre jugement sur le résultat de la votation», tout en rappelant que les cantons pouvaient également défendre une image positive de la Suisse à l’étranger, «en tirant parti de la politique d’intégrations qu’ils appliquent.» Et d’ajouter que le Conseil d’Etat entendait poursuivre dans cette voie.

Cette déclaration permet avant-tout au gouvernement vaudois de souligner le travail accompli et les moyens mis en œuvres par le canton en matière d’intégration des étrangers et de prévention du racisme. A la suite du plébiscite populaire sur l’initiative anti-minarets, Pascal Broulis «redoute une détérioration sensible du climat social» et compte «intensifier le dialogue entre les religions».

La semaine dernière, le gouvernement fribourgeois avait le premier lancé un message à la population pour souligner toute l’importance qu’il accorde à l’intégration des migrants