Pascal Couchepin ne perd pas espoir de trouver une solution pour réintégrer les architectes ETS/HES dans l'accord bilatéral sur la reconnaissance des diplômes. Répondant à une interpellation de Thomas Onken (soc./TG), il a annoncé mercredi au Conseil des Etats qu'il avait demandé à ses services d'éclaircir les raisons du refus de l'UE de rouvrir la discussion sur ce point.

Berne et Bruxelles s'étaient pourtant mis d'accord sur l'équivalence des diplômes d'architectes. Comme la durée de la formation est en règle générale de quatre ans dans les pays de l'UE, le compromis reconnaissait sans problème les diplômes des architectes ETS ayant suivi un cursus de quatre ans en Suisse. Pour les autres, dont la formation n'a duré que de trois ans, l'équivalence n'était reconnue qu'à condition qu'ils s'astreignent à des cours postgrades ou fassent valoir une expérience professionnelle de quatre ans. Alors que cette solution paraissait acquise, un coup de théâtre s'est produit: ce compromis ne figurait pas dans le texte final de l'accord bilatéral qui a été signé. On ne s'en est aperçu qu'après coup et, à ce jour, toutes les tentatives de rattraper l'erreur ont échoué (Le Temps des 11 et 25 mars).

Pascal Couchepin souhaite savoir de la part de Bruxelles s'il est malgré tout possible de trouver une solution. En parallèle, il a ouvert une enquête administrative interne afin de connaître l'origine de cette «panne désagréable». Il a promis à Thomas Onken qu'il lui donnerait des réponses plus complètes lors de la session de juin.

B. W.