Le gros du parc de véhicules de l’armée accuse un âge élevé et doit être remplacé, estime le gouvernement. Pour diminuer les frais d’acquisition, il propose de se contenter des standards civils pour les nouveaux engins. Ces derniers seront moins mobiles sur le terrain et leur durée d’utilisation sera limitée à une quinzaine d’années.

Cela implique une adaptation plus continue du parc, mais permet de réduire les coûts de maintenance, en n’ayant plus à entretenir de vieux véhicules. La nouvelle flotte comporte 2526 engins: 910 camions, 26 superstructures interchangeables, 150 remorques, 250 voitures de livraison, 1000 voitures de transport de personnes, 40 chargeuses sur pneus et 150 élévateurs à fourche.

Hélicoptères et Pilatus

Le gouvernement demande également 24 millions pour compléter l’équipement logistique des 20 hélicoptères légers de transport et de formation, achetés dans le cadre du programme 2005. Ce paquet comprend des pièces de rechange, des outils pour l’entretien ainsi que des systèmes de vérification et d’essais.

Les derniers 31 millions sont destinés à l’acquisition de deux nouveaux avions d’entraînement PC-21 et leur système d’instruction au sol. Ils viendront compléter la flotte de six avions déjà achetés à Pilatus dans le cadre du programme 2006. Les deux nouveaux engins sont nécessaires pour assurer l’effectif en pilotes de FA-18, affirme le gouvernement.

Il faudra en effet former 6 à 8 nouveaux pilotes par an à l’avenir, pour combler le grand nombre de départs au sein des Forces aériennes. Se contenter des six appareils actuels aurait pour conséquence de transférer l’instruction au vol de nuit et au combat aérien sur le FA-18, nettement plus onéreux.

En attendant les avions de combat

Budgété à 529 millions, le programme 2010 reste modeste. Il est de 47% inférieur à la moyenne des 15 dernières années (990 millions). Le prochain gros achat devrait être celui d’avions de combat pour remplacer la flotte de Tiger. Il ne devrait apparaître qu’au programme 2011.

Le ministre de la défense Ueli Maurer souhaite reporter l’acquisition d’avions de combat. Le Conseil fédéral n’a pour l’instant pas cédé à sa demande. Il tranchera prochainement lorsqu’Ueli Maurer lui aura remis le nouveau rapport sur la politique de sécurité.

Autre inconnue: le nombre d’avions qu’il serait possible d’acheter avec les 2,2 milliards prévus. De 33 engins, le Département fédéral de la défense (DDPS) est passé à 22. Et on évoque désormais 8 à 12 appareils.

Immobilier militaire

Dans la foulée, le Conseil fédéral a présenté au Parlement son message sur l’immobilier militaire 2010, devisé à 398 millions. Quelque 126 millions sont destinés aux infrastructures logistiques: deuxième étape des travaux concernant les centres de Grolley (FR) et d’Othmarsingen (AG) et première étape de la réalisation du centre du Monte Ceneri (TI).

136 millions sont prévus pour des adaptations de constructions: assainissements des casernes de Bière (VD) et d’Herisau (AR) – Gossau (SG), modernisation du village d’exercice pour troupe de sauvetage à Wangen an der Aare (BE), extension des box pour FA-18 à Payerne (VD), nouveaux hangars pour avions et nouveaux cantonnements à Alpnach (OW). Les 136 derniers millions visent à couvrir différents besoins au sein du DDPS.