ALLEMAGNE. Il existe en Allemagne, à titre prévisionnel, un plan quinquennal d'acquisition d'armements, sur lequel les députés des deux Chambres ne votent pas. Le parlement, lui, se prononce chaque année sur le budget de la défense, qui comprend les dépenses d'armement. Par ailleurs, une conférence de l'équipement militaire, placée sous la direction de l'inspecteur général des armées, se réunit au moins une fois par an pour ajuster les besoins en armement. Cette année, le parlement a voté, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, un crédit de 1,5 milliard de marks qui s'ajoute au budget initialement arrêté de 46,2 milliards.

FRANCE. Le parlement français vote tous les cinq ans une loi de programmation militaire. Elle est cependant peu contraignante et inégalement observée. Les parlementaires ont à se prononcer chaque année sur le budget des armées, présenté par crédits, dont un sur l'armement, approuvé séparément. La totalité des dépenses d'équipement budgétisées est rarement atteinte, ce qui fâche les militaires, qui craignent d'obtenir moins l'année d'après.