En Suisse, au lieu des 300 hôpitaux actuels, «50 hôpitaux suffiraient. C'est simple. Nous avons trop d'hôpitaux. A long terme, nous pourrions économiser en rendant les processus et les structures plus efficients. De ce fait, nous pourrions augmenter la qualité des soins dans un nombre total d'hôpitaux qui serait réduit.» Ces propos, tenus par le directeur d'Helsana Manfred Manser dans la NZZ du 11 mai, ont provoqué quelques sueurs froides dans le camp des partisans de l'article constitutionnel sur la santé, en votation dimanche prochain.

Selon LeMatin dimanche, la faîtière des assureurs, Santésuisse, s'est empressée de relativiser le chiffre brandit par le patron d'Helsana, replaçant le propos dans la thématique plus générale de la surcapacité hospitalière de la Suisse. Selon le dernier sondage de gfs.berne, la part de «oui» au nouvel article a baissé de 62% il y a un peu plus d'un mois à 39% la semaine dernière (LT du 22.05.08). Manfred Manser fait campagne avec vigueur en faveur du texte, au nom de la transparence qu'il introduirait dans le financement du système de santé.