Les nouveaux articles de la Constitution sur la formation permettront de passer d'un patchwork de 26 modèles à un système global mieux adapté aux besoins actuels. Forts de cette conviction, pas moins de sept partis ont défendu mercredi le projet en votation le 21 mai.

Reflet du consensus en vigueur, plus de 180 parlementaires fédéraux et plus de quinze ministres cantonaux de l'instruction publique ont adhéré au comité interpartis en faveur de ces articles constitutionnels. Même s'il n'a pas été élaboré du jour au lendemain, un tel projet montre qu'il reste possible de trouver des compromis, ont souligné les conseillères nationales Ruth Genner (Verts/ZH) et Martine Brunschwig Graf (PLS/GE) devant la presse.

La mobilité a été le maître mot des intervenants. En favorisant l'harmonisation du système éducatif à tous les échelons, les barrières à la mobilité en Suisse et avec l'étranger seront réduites. Pour Theophil Pfister (UDC/ZH), il en va de la prospérité de la Suisse et du succès de son économie. Autre argument avancé: les cantons devront intensifier leur collaboration, mais ils conserveront leur souveraineté scolaire. La Confédération ne pourra pas imposer une solution aux récalcitrants à n'importe quelle condition. Elle n'interviendra qu'en dernier recours, a analysé la conseillère d'Etat fribourgeoise Isabelle Chassot (PDC).

Les nouvelles dispositions constitutionnelles apportent un soutien important aux projets intercantonaux d'harmonisation déjà en cours, a poursuivi la future présidente de la Conférence des directeurs cantonaux de l'Instruction publique (CDIP). Les nouveaux articles fournissent également la base légale nécessaire à la politique des hautes écoles prévue à l'horizon 2010. Enfin, Isabelle Chassot en a profité pour plaider la réunion en un seul département des compétences fédérales en matière de formation supérieure et de formation professionnelle, un vœu déjà exprimé par le parlement.