En 2005, les demandes d'asile ont régressé de 29,4% par rapport à 2004. Les requérants étaient au nombre de 10 061, chiffre tombé à son plus bas niveau depuis dix-neuf ans. Fier de ce résultat, l'Office fédéral des migrations (ODM) l'attribue essentiellement aux mesures de durcissement prônées par Christoph Blocher. En particulier à la suppression de l'aide sociale pour les personnes frappées d'une décision de non-entrée en matière, à l'accélération de la procédure d'asile ainsi qu'à une «politique résolue» en ce qui concerne les renvois des personnes déboutées.

Sur les 10 061 requérants venus en 2005, la majorité (1506) provenait de Serbie et Monténégro. Les autres nationalités les plus représentées sont les Turcs (7,2%), les Somaliens (4,8%), les Irakiens (4,7%) et les Bulgares (4,6%).

L'ODM se réjouit d'autant plus de ce chiffre bas que la Suisse se situe très bien par rapport à la plupart des pays européens. Durant les onze premiers mois de 2005, la Belgique a ainsi connu une hausse des demandes d'asile de 5,7% et les Pays-Bas de 38,7%. Le Danemark a enregistré une baisse semblable à la Suisse (de 29,4% contre 31,1% pour la Suisse durant la même période), la Suède de 26,3%, l'Allemagne de 23,6%, l'Autriche de 11% et la France de 8,3%.

L'effectif total des personnes relevant du domaine de l'asile a baissé de 12,5% pour s'établir à 48193 personnes à fin décembre 2005. Le taux de reconnaissance (octroi de l'asile) se fixe lui à 13,6% alors qu'il était de 6,7% en 2003 et de 9,2% en 2004. Un chiffre qui pour l'ODM démontre que les personnes persécutées peuvent toujours compter sur la protection de la Suisse.