Un monde à sec

Désertification, sécheresse, déforestation... Chaque année, quelque 12 millions d’hectares de terres partent en poussière, selon l’Organisation des Nations unies. Que cela soit en Suisse, en France ou à l’échelle globale, plus aucun pays n’est épargné par le phénomène. Les effets du réchauffement climatique se constatent déjà sur l’hydrologie du continent européen, les périodes de sécheresse ayant atteint une intensité et une durée quasi-inédite depuis 1766. Le Temps consacre une série d’articles à cette problématique brûlante.

Alors que dans certaines régions les paysans se réjouissent du temps sec pour récolter les fourrages, d’autres souffrent de ces conditions. C’est notamment le cas au pied du Jura. Dernier village de la plaine avant d’entamer la montée vers le col du Marchairuz, Montricher fait partie des contrées les plus touchées par la sécheresse actuelle. Située en plein cœur de cette région agricole, la ferme de Didier Amez-Droz fourmille de toute part. Le printemps est une période de l’année particulièrement importante pour l’agriculteur, qui enchaîne jusqu’à 70 heures de travail par semaine. Entre la récolte des premiers fourrages, les derniers mois de croissance des céréales telles que le colza ou l’orge et la plantaison des cultures automnales, le temps est compté.