Sortez couverts - et chaudement : on rappellera que l’UDC présentait mercredi un papier de position préconisant de ne plus faire rembourser par l’assurance maladie certains maux qu’elle juge bénins. Parmi ceux-ci : la grippe. Si la santé des démocrates du centre est de fer, leur proposition provoque une véritable levée de boucliers, qui fournit sa « Une » au Matin Dimanche : de l’OFSP aux sociétés de médecins en passant par le PDC, c’est la consternation. Ainsi chez le conseiller aux Etats démocrate-chrétien Urs Schwaller (FR) : « Les conséquences d’une mauvaise automédication peuvent engendrer davantage de coûts » que ce que la proposition de l’UDC permettrait en matière d’économies.

Il est encore question de chimie dans Le Matin Dimanche – mais celle-ci s’avère autrement moins bénéfique : le syndic de Lausanne, Daniel Brélaz, répond à ses citoyens exaspérés par l’ampleur que prend le marché de la drogue au centre-ville. Le magistrat Vert a un plan en deux axes : intensification de la lutte contre les dealers et création d’une « structure d’accueil pour les toxicomanes, [mais] ce ne sera ni un local d’injection ni un bistrot social ».

Une autre forme d’exaspération étreint la Société suisse d’utilité publique, nous apprend la SonntagsZeitung, reprise également par le dominical romand : le Grütli, dont la gestion est de la responsabilité de la SSUP, pourrait être pris d’assaut, le 5 août prochain, par les extrémistes de droite du Parti des Suisses nationalistes (PSN). Le directeur de la SSUP rappelle à toutes fins utiles que, traditionnellement, les partis politiques ne sont pas admis sur la plaine. Ce qui n’avait pas empêché 700 néonazis de huer Samuel Schmid, alors président de la Confédération, le 1er août 2005.

La même SonntagsZeitung lève un lièvre à l’Office fédéral des routes (Ofrou) : son directeur, Rudolf Dieterle, aurait catalysé de manière un peu trop voyante l’ascension de son propre beau-fils dans les échelons de l’office. Ce dernier est aujourd’hui vice-président du Fonds de sécurité routière, prise de galon qui a nécessité de sa part de suivre un cours de perfectionnement en droit administratif facturé 22 500 francs. Il est vrai, comme le dénonce le président du PBD, Martin Landolt – qui par ailleurs évoque la possibilité d’une enquête parlementaire -, que le beau-fils de Rudolf Dieterle, en tant que linguiste, caressait peut-être d’autres domaines de pensée que celui de la circulation routière…

La NZZ am Sonntag révèle quant à elle que, pour la seule année 2011, près de 1700 expulsions de requérants d’asile n’ont pas pu être effectuées pour la simple et bonne raison que ces personnes se sont avérées introuvables. Problème : les accords de Dublin prévoient que l’Etat qui souhaite expulser prépare plusieurs documents, par exemple un certificat médical. Surtout, les autorités sont obligées d’acheter les billets d’avion à l’intention des demandeurs d’asile expulsés. La NZZ am Sonntag a fait le calcul : l’Office fédéral des migrations achète environ cinq billets d’avion par jour… pour les jeter ensuite.