Depuis les origines du monde, la répétition de phénomènes périodiques se reproduisant à intervalles réguliers sert à mesurer le temps. La rotation de la Terre constitue la base du calcul des journées. Cette course céleste a également permis de déterminer la durée des heures, des minutes et des secondes. A la fin des années 1960, l'avènement des horloges atomiques et de la célébrissime montre à quartz a constitué une révolution. Depuis lors, les scientifiques calculent le temps sur la base d'étalons de fréquence, soit des dispositifs répétant un processus avec une période précisément connue. La seconde est ainsi définie par les périodes d'oscillation - rigoureusement identiques - d'un atome de césium 133. Problème: les horloges à jet de césium, dites «horloges primaires», pèsent plusieurs dizaines de kilos et prennent beaucoup de place. Un handicap rédhibitoire pour être transportées dans l'espace, où chaque kilo compte. Pour réussir le changement d'échelle, les scientifiques utilisent le rubidium qui permet d'atteindre des tailles millimétriques. De quoi ouvrir une ère nouvelle dans la maîtrise du temps.