Audits réguliers pour garantir l’égalité salariale

Femmes Treize mesures du Parti socialiste

Les entreprises devraient vérifier régulièrement leurs salaires et communiquer de façon transparente les résultats des contrôles à leurs employés. Le Parti socialiste a présenté mardi à Berne un plan de mesures visant à promouvoir l’égalité salariale entre hommes et femmes.

Le manque à gagner pour les femmes est estimé à 7,7 milliards de francs par an, selon le PS. En moyenne, les salariées du secteur privé gagnent 1800 francs de moins que les hommes. Parmi 13 mesures proposées pour mettre un terme à cette «discrimination», l’instauration d’un contrôle obligatoire tous les trois ans figure en tête.

Les résultats publiés, chaque employé(e) pourrait connaître les salaires versés au sein de son entreprise et les données relatives au sexe, à la position hiérarchique, à l’activité et au niveau de formation. «Les travailleurs autant que les employeurs ne sont souvent pas conscients de l’existence d’une discrimination salariale», souligne Cesla Amarelle, conseillère nationale (PS/VD) et vice-présidente des Femmes socialistes suisses.

Aujourd’hui, les entreprises sont censées lutter contre les inégalités salariales sur une base volontaire, rappelle le PS. Le plan du parti prévoit la création d’une «autorité de contrôle indépendante», qui veillerait au respect de l’obligation de contrôle au niveau national. Elle devrait auditer régulièrement les entreprises et pourrait prononcer des sanctions le cas échéant, notamment des amendes. Pour les socialistes, cette autorité de contrôle «concrétise enfin le mandat donné par la Constitution fédérale dans son article sur l’égalité» (1981). Le PS propose aussi la création d’une «figure de médiation» au sein des entreprises de plus de 50 personnes.

Quotas exigés

Les socialistes exigent aussi une répartition plus équitable du travail rémunéré et non rémunéré entre femmes et hommes, notamment le droit à un congé parental de vingt semaines pour chaque parent.

Le PS veut également promouvoir une «représentation appropriée des deux sexes à tous les ­niveaux», par exemple en introduisant des quotas dans les directions et conseils d’administration des grandes entreprises ainsi que dans les services publics.