Il n’y aura pas de dernière chance pour «Chalom», un chien de race hovawart âgé aujourd’hui de 7 ans. L’animal sera euthanasié. Le recours déposé par son propriétaire, habitant Yverdon, a été rejeté par le Tribunal fédéral.

Les juges ont confirmé le verdict de la justice vaudoise et l’ordre de mise à mort donné par le département dirigé, à l’époque, par Jacqueline de Quattro.

«Chalom» a fait déjà beaucoup parler de lui. Les juges lui avaient accordé un sursis pour la durée de la procédure. Celle-ci est aujourd’hui close.

Le chien est dangereux, constate le jugement, et aucune autre solution que l’euthanasie ne peut y remédier. La sécurité et l’intégrité physique des personnes passent avant la vie d’un animal, tranche Mon-Repos.

Le chien a en effet multiplié les comportements agressifs. Il a commencé par attaquer trois fillettes. Par jeu, dira l’une des expertises. Deux d’entre elles porteront des traces de crocs à l’épaule. Quelques mois plus tard, l’animal a mordu l’épouse de son propriétaire. Puis un premier sous-locataire de la maison et enfin une seconde sous-locataire. Cette dernière a dû subir une greffe aux deux lèvres et à l’une des paupières.

Plusieurs expertises versées au dossier attestent de l’agressivité de l’animal. Si cette agressivité ne se manifeste que ponctuellement, surtout lorsque le chien est en train de manger, et qu’elle traduit avant tout de la peur, elle n’en est pas moins réelle et représente un danger pour la sécurité publique. Un danger qui est d’autant plus difficile à discerner que le chien possède, aux dires des experts, «un côté nounours» qui n’éveille aucune méfiance.

Le Tribunal fédéral rejette également la solution de la dernière chance défendue par le propriétaire. Celui-ci avait trouvé un couple de Zurichois d’accord de reprendre «Chalom» en assurant pouvoir le maintenir sous un contrôle très strict. Mais une telle prise en charge aurait nécessité une supervision étroite de la part des autorités zurichoises. Pour les juges fédéraux, cette solution n’entre pas en ligne de compte. Elle n’évite pas que des tiers puissent être mis en danger.

Le propriétaire aurait même admis de faire enfermer définitivement son chien dans un chenil pour lui sauver la vie. Les juges se refusent à envisager un tel traitement, contraire à la dignité de l’animal.

Arrêt 2C¬_545/2014 du 9 janvier 2015.