Un nouvel acteur fait son apparition dans le débat européen: Autonomiesuisse, un groupe d’une centaine d’entrepreneurs se situant au centre droit de l’échiquier politique. Il se bat contre la version actuelle de l’accord institutionnel avec l’UE en insistant sur la nécessité de préserver la souveraineté de la Suisse. Il se dit attaché à la voie bilatérale, mais estime que la reprise du droit européen «mettrait en péril le modèle de réussite suisse».

Ce groupe rassemble des chefs de PME, à l’exception du patron de Stadler Rail, Peter Spuhler (UDC/TG). Parmi les conseillers nationaux, on y trouve le nouveau président de l’USAM, Fabio Regazzi, et son coreligionnaire du PDC Marco Romano. La grande majorité d’entre eux sont Alémaniques. Un seul Romand parmi ceux qui ont accepté de figurer dans la coprésidence: Jean-Pascal Bobst, le CEO du groupe du même nom. Tous se déclarent en faveur de la voie bilatérale avec l’UE, mais pas à n’importe quel prix. «Dans sa version actuelle, l’accord-cadre est une adhésion à l’UE par la porte dérobée», estime ainsi Otto Suhner. Une déclaration que ne renierait pas l’UDC.