«Le Jura bernois rêvait d'un parlement régional doté de compétences étendues. Et il obtient une amicale, invitée à jouer à la dînette. Pour un coût annuel de 900 000 francs, vingt-quatre élus se réuniront pour distribuer 1,9 million de francs de subventions culturelles par année: un travail réalisé aujourd'hui par un seul fonctionnaire. Ce statut met fin aux illusions nées des fausses promesses de la Constitution bernoise de 1993.

Une chose est sûre: le cadre constitutionnel bernois ne permet pas de résoudre la Question jurassienne. Il faut chercher d'autres pistes. Les autonomistes devront décider s'ils s'assoient à la table à dînette. L'attitude du gouvernement bernois sera déterminante: la moindre action de sa part contre l'initiative «Un seul Jura» entraînera un boycott des forces autonomistes – qui représentent, faut-il le rappeler, un tiers de l'électorat du Jura bernois et 48% de celui du district de Moutier – et le retour immédiat à la solution communaliste.»