A cette ampleur, c'est une première. Une radiographie complète des habitants et du logement dans l'agglomération franco-valdo-genevoise a été publiée hier par l'Observatoire statistique transfrontalier. C'est le résultat d'une prise de conscience: «Nous vivons dans un ensemble; il ne faut pas s'arrêter aux frontières», explique Monique Robert, cheffe de projet à l'Observatoire.

Les données publiées datent de 2000, bien avant l'entrée en vigueur des accords bilatéraux, mais elles ont «une durée de vie supérieure à celles d'autres relevés», selon l'Observatoire, mis sur pied en 2001. Elles serviront «aux décideurs suisses et français» qui construisent la région, précise Monique Robert. Tour d'horizon de quelques données phares.

Analyse de la démographie

Dans l'espace transfrontalier -comprenant l'Ain, la Haute-Savoie, Genève, Vaud et qui compte 2,2 millions de personnes - la croissance démographique a nettement ralenti dans les années 90. La part des personnes âgées de 60 ans ou plus s'est alourdie et celle des moins de 20 ans a diminué.

Autre caractéristique de l'agglomération: deux tiers des ménages se composent de une ou deux personnes. «On assiste à un boom des familles monoparentales», souligne Monique Robert. L'Observatoire relève aussi que Genève et Vaud sont les cantons qui comptent le plus large éventail de nationalités.

Au peigne fin

On savait que Genève ne construisait pas beaucoup. La comparaison est éloquente: à Nyon, il se bâtit 4000 logements par an, contre 1500 pour Genève, où ils sont par ailleurs plus petits que dans le reste de l'agglomération. Autre particularité: Genève est un canton de locataires entouré de propriétaires: 42% à Nyon, 57% dans le Genevois et seulement 16% de propriétaires à Genève.

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