Lausanne

«Aux Plaines-du-Loup, nous favoriserons la mixité sociale»

Le premier chantier des Plaines-du-Loup, au nord de Lausanne, s’ouvrira début 2020. Le syndic Grégoire Junod a inauguré mardi la «maison du projet» de cet écoquartier stratégique pour la capitale vaudoise

Depuis plus de dix ans, le projet Métamorphose de la ville de Lausanne se déploie pour répondre «aux besoins de la population en matière de logements, d’activités et d’équipements sportifs». Au programme: des infrastructures sportives, deux quartiers écologiques et des axes de transports publics sur cinq sites différents. Le socialiste Grégoire Junod, syndic de Lausanne, a inauguré mardi aux Plaines-du-Loup une «maison du projet». La construction des premiers immeubles commencera début 2020.

Le Temps: Aujourd’hui, vous inaugurez la Maison du projet, de quoi s’agit-il?

Grégoire Junod: C’est un lieu d’exposition où l’on retrouve des informations sur le projet Métamorphose et l’écoquartier des Plaines-du-Loup. Il est ouvert à tous et pourra également être utilisé par les investisseurs et pour des discussions participatives au sujet du projet. Il sera transformé en maison de quartier en 2023.

Cet écoquartier a pour ambition d’accueillir dans les 8000 personnes. Cela répond-il à une demande de la population?

Oui, il y a tout d’abord un intérêt pour les écoquartiers. Nous avons pu le constater lors des ateliers participatifs organisés par la ville, autant du côté des habitants que des investisseurs. Ce sera le tout premier à Lausanne! Et des logements abordables, ce n’est pas toujours facile à trouver. Il y a également une demande pour cela.

Donc, il y aura des logements accessibles à toutes les bourses?

Nous avons prévu de nous tenir à notre politique de répartition des trois tiers, avec environ 30% de logements subventionnés, 40% de logements à loyer abordable et 30% de logements en marché libre. Nous souhaitons favoriser la mixité sociale. Il y a également une diversité d’investisseurs, qu’ils soient privés, d’utilité publique ou encore sous forme de coopératives.

Pourquoi parlons-nous d’écoquartier?

Les bâtiments respecteront des règles de construction exigeantes sur le plan environnemental, avec un chauffage autonome par exemple. C’est aussi un quartier où l’on va prévoir des espaces verts et une bonne connexion aux transports publics, ce qui sera possible avec l’arrivée du M3 en 2025.

Qu'elle est la prochaine étape, et qu’avez-vous déjà réalisé?

Nous passons, enfin, à la phase de réalisation du premier plan de quartier. La construction des immeubles va commencer début 2020. Trois autres plans de quartier suivront, pour lesquels nous sommes encore au début du processus. Avant de commencer la phase des chantiers, qui risque d’impacter les voisins, nous avons aménagé de manière provisoire et participative le parc du Loup, situé dans le quartier. Cela permet de ne pas commencer directement le projet avec l’apparition de grues.

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