Avec la majorité absolue détenue par l’UDC et le PLR au Conseil national, on allait voir ce qu’on allait voir. Au début de la législature 2015-2019, un virage à droite était annoncé. Il n’a pas eu lieu. Pour plusieurs raisons. D’une part, le Conseil des Etats a plus que jamais contrebalancé les décisions de la chambre sœur. D’autre part, cette majorité de 101 voix n’a de loin pas été homogène. A l’heure du bilan, même Economiesuisse doit constater que ça n’a pas fonctionné. «La majorité bourgeoise n’a pas pu s’imposer à cause d’alliances contre-nature entre les partis qui se situent aux deux pôles de l’échiquier politique», regrette sa directrice, Monika Rühl. «Le fonctionnement de la Suisse dépend de l’aptitude des acteurs politiques au compromis», complète le responsable de la politique économique, Rudolf Minsch.