Le démocrate-chrétien valaisan souhaitait connaître les coûts déjà supportés par le Département fédéral de la défense (DDPS) et les trois entreprises en lice (Dassault, Saab, EADS) pour le processus d’évaluation. Le DDPS ne peut que procéder à une estimation puisqu’il ne connaît pas les dépenses des trois compétiteurs, note le gouvernement.

En réponse à une autre interpellation du groupe bourgeois démocrate, le Conseil fédéral précise qu’il pense pouvoir utiliser une partie des résultats obtenus jusqu’ici lorsqu’il lancera la nouvelle procédure d’ici 2015. Pas possible toutefois d’être plus précis, tout dépendant des progrès technologiques.

Pas question par ailleurs de parler d’une accumulation des achats, le renvoi de celui des engins remplaçant les Tiger risquant au final de coïncider avec le renouvellement de la flotte des FA-18. La première acquisition devrait être bouclée d’ici la fin de la décennie alors que les FA-18 peuvent être engagés jusqu’en 2025/2030 au moins.

«Il est toutefois concevable», reconnaît le gouvernement, «de ne pas abandonner l’option» d’un nouveau report pour acheter des avions remplaçant à la fois les Tiger et les FA-18.