Le consortium anglo-suédois BAE Systems/Saab pourrait être impliqué dans le versement de pots-de-vin à des politiciens tchèques dans le cadre de la location de 14 avions de combat de type Gripen. Ces soupçons pèsent depuis un certain temps déjà. Et ce n'est pas le seul cas où le groupe d'armement britannique BAE est dans le collimateur des services de surveillance de Grande-Bretagne. Le Serious Fraud Office mène également une enquête en Afrique du Sud, où le choix des responsables militaires, qui ont finalement opté pour le chasseur Hawk de l'entreprise BAE, s'était subitement inversé. Un cas de corruption a également été signalé lors de l'achat d'avions de combat de type Eurofighter en Arabie saoudite. Dans cette affaire, c'est le gouvernement britannique qui a obtenu l'annulation de l'enquête après que Riyad eut menacé de retirer son achat. L'OCDE se penche actuellement sur ce dossier. Enfin, l'achat, par l'Autriche, de 18 avions Eurofighterau consortium européen EADS, dont BAE fait partie, n'est pas vierge d'irrégularités non plus. Le chef de l'armée de l'air autrichienne a même été suspendu. Un lobbyiste d'EADS aurait versé 87600 euros à la société de l'épouse du général. En parallèle, une commission d'enquête parlementaire a été mise sur pied. Plusieurs députés sont soupçonnés d'avoir également entretenu des liens étroits avec la firme.