Benedikt Weibel gagnera moins que prévu. A sa demande, le conseil d'administration, présidé par Thierry Lalive d'Epinay, a décidé vendredi de plafonner son nouveau salaire à un niveau plus bas que celui qu'il avait envisagé au départ. Le président de la direction générale touchera un salaire de base de 400 000 francs (au lieu de 368 000 précédemment) et la prime reste inchangée, en ce sens qu'elle est limitée à un maximum de 200 000 francs. En vertu du fait que le bonus réellement versé correspond généralement à 50% de la prime maximale, on peut en conclure que le nouveau salaire de Benedikt Weibel sera, au total, de 500 000 francs, soit 32 000 de plus que l'an dernier. Cette décision devrait contribuer à calmer les syndicats. Vendredi encore, le SSP réclamait une extension des hausses de salaire à l'ensemble du personnel.

Le conseil d'administration des CFF a ainsi revu à la baisse le montant maximal qui sera réservé aux traitements des six membres de la direction générale. Il est plafonné à 3,17 millions au lieu de 3,3. Dans la réalité, on peut s'attendre à ce qu'une somme de quelque 2,63 millions soit utilisée à cette fin. Le conseil d'administration explique que cette décision «tient compte des conditions du marché et de la situation particulière des CFF en tant qu'entreprise de la Confédération». Il exprime sa «compréhension» pour le débat que les salaires des dirigeants ont déclenché dans l'opinion publique, mais maintient sa volonté d'offrir des conditions attractives pour les futurs cadres dont les CFF auront besoin.