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Céline Zuber-Roy, députée suppléante PLR: «Genève n’est pas en crise de recettes, mais de dépenses. Si on attend un excédent des revenus pour baisser les impôts, on ne le fera jamais».
© Clafg.ch

Genève

Baisser les impôts, l’atout cœur du PLR genevois

A l’approche des élections, le parti bourgeois a déposé trois projets de loi au Grand Conseil. Il veut alléger la charge des ménages en surfant sur la reprise et en corrigeant une fiscalité jugée trop lourde

Et si on offrait aux Genevois un bol d’air fiscal? C’est la volonté des libéraux-radicaux genevois, qui ont déposé mardi trois projets de loi. Le premier propose une diminution de 5% de l’impôt direct sur les personnes physiques, à l’exception des centimes additionnels communaux, touchant tout le monde hormis les gens au bénéfice du bouclier fiscal. Le deuxième prévoit d’augmenter les déductions des frais de garde à 25 000 francs.

«Ce projet va servir les femmes qui hésitent à travailler, leurs revenus servant souvent à payer le supplément d’impôt et la garde des enfants», fait valoir Nathalie Fontanet, candidate au Conseil d’Etat. Le troisième projet veut relever le montant maximal déductible pour le troisième pilier B.

La fiscalité la plus lourde de Suisse

Hormis l’échéance électorale qui joue certainement un rôle dans ce timing, les raisons ne manquent pas au parti bourgeois pour cette promesse au contribuable. D’abord, la charge des ménages va toujours croissant. Ensuite, le moment serait opportun. «Genève n’est pas une île, rappelle le député Yvan Zweifel. La tendance au niveau fédéral et international est à la baisse d’impôts.» De plus, celle-ci «accélérera la reprise locale», puisque la Suisse, l’Europe et les Etats-Unis ont retrouvé la croissance. Il s’agit aussi de corriger la fiscalité genevoise, la plus lourde de Suisse.

Le PLR s’appuie sur l’indice de l’exploitation du potentiel fiscal calculé par Berne, selon lequel Genève caracole en tête avec dix points de plus que la moyenne nationale. Et puis il y a des précédents qui servent la droite: les coûts des deux précédentes baisses d’impôts, en 1999 (12%) et en 2009, ont été rapidement et largement compensés grâce au dynamisme économique qui s’est ensuivi, explique Yvan Zweifel. Si cette première loi devait passer, son coût statique serait de 125 millions de francs. «C’est toujours moins que le déficit du budget actuel», ironise Adrien Genecand, président par intérim du PLR.

Le défi de la majorité au Grand Conseil

Une perte ponctuelle de recettes qui se transforme en hausse durable, voilà qui ne va pas convaincre la gauche, laquelle ne cesse de fustiger les dernières baisses fiscales. Ce d’autant plus qu’elle refuse toute économie, et que le canton est en difficulté budgétaire. Pour la députée suppléante PLR Céline Zuber-Roy, «Genève n’est pas en crise de recettes, mais de dépenses. Si on attend un excédent des revenus pour baisser les impôts, on ne le fera jamais.»

Reste à voir si le PLR parviendra à trouver une majorité au Grand Conseil, renouvelé en avril prochain. Avec ces projets de loi, il espère sans doute donner un signal aux électeurs. Et porter l’estocade à la gauche, qui lui reproche des cadeaux fiscaux aux entreprises, avec le projet fiscal 17. «Notre parti prouve ainsi qu’il ne compte pas réaliser ce projet indispensable sur le dos des citoyens», conclut Cyril Aellen, chef de groupe au Grand Conseil.

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