C’est un petit changement sémantique, mais il pourrait bien bousculer une tradition sexiste millénaire sur les bords du Rhin: dès janvier 2022, le règlement des corporations bâloises, bastions masculins hérités du Moyen Age, ne dira plus «frères» pour parler des leurs. Mais simplement «membres», au féminin et au masculin.

L’exécutif de la commune bourgeoise – la collectivité locale qui réunit les habitants originaires de la ville – a annoncé en ce début de printemps sa décision d’adapter le règlement des guildes pour le rendre neutre. Le débat faisait rage depuis trois ans, entre les partisans d’une réforme pour pousser ces organisations à appliquer le principe d’égalité entre femmes et hommes et ceux qui soutiennent la liberté de l’entre-soi des sociétés masculines.