C’est un vrai retournement de situation: alors qu’ils se prononçaient sur une initiative visant à accorder davantage de place aux voitures, les citoyens de Bâle-Ville ont approuvé dimanche à 53,5% une loi visant à se passer de véhicules à essence. Le texte de l’union bâloise des arts et des métiers soumis aux Bâlois réclamait de retirer l’objectif de réduire le trafic individuel motorisé en ville d’ici à 2020, fixé par la loi cantonale sur la protection de l’environnement. Le résultat sorti des urnes va dans le sens inverse: la population lui a préféré le contre-projet du parlement à majorité rose-verte, exigeant que le trafic individuel n’augmente pas, même en cas de hausse démographique. Surtout: d’ici à trente ans, l’ensemble du trafic ne devrait être assuré que par des moyens de transport à faible taux d’émission et préservant le climat et les ressources.

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