A l’issue d’un débat houleux, le Grand Conseil de Bâle-Ville a décidé mercredi d’adopter des mesures strictes pour limiter la mendicité dans l’espace public. Le canton ne peut pas aller jusqu’à réintroduire, comme le réclament les partis bourgeois, l’interdiction générale levée en 2019, en raison d’un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) rendu en début d’année, et concernant la situation à Genève.

Les juges de Strasbourg avaient condamné la Suisse pour avoir sanctionné une Roumaine qui mendiait dans la ville du bout du Léman. Comme elle ne pouvait pas la payer, son amende de 500 francs avait été convertie en 5 jours de prison. Or selon les juges de Strasbourg, cette sanction n’était pas proportionnée aux objectifs de la lutte contre la criminalité organisée et représentait une atteinte à la vie privée de la personne concernée.