Deux policiers genevois placés sous enquête administrative à la suite de l'affaire de la balle marquante à Genève en ressortent blanchis. Seul l'ancien remplaçant du commandant de la gendarmerie genevoise, qui avait donné l'autorisation d'utiliser le fusil marqueur, fait encore l'objet d'une procédure.

Dans un courrier adressé aux avocats, la présidente du Département cantonal de justice et police, la libérale Micheline Spoerri, a indiqué qu'aucune sanction n'avait été retenue contre les deux policiers à l'issue de l'enquête administrative. Le service de presse de la police genevoise a confirmé mercredi cette information publiée par la Tribune de Genève.

Un officier toujours sous le coup d'une enquête

Le commissaire et l'appointé de gendarmerie ne portent donc pas de responsabilité dans l'affaire dite «de la balle marquante», qui avait défrayé la chronique à Genève il y a plus de deux ans. Le 29 mars 2003, à l'issue d'une manifestation anti-OMC, un policier avait blessé au visage une syndicaliste avec un fusil tirant des balles colorantes.

Seul le capitaine de gendarmerie, qui pourrait avoir donné l'autorisation d'avoir recours à la nouvelle arme de manière prématurée, reste sous le coup d'une enquête administrative ainsi que d'une inculpation de lésions corporelles par négligence.

Quant au policier genevois qui avait tiré les deux projectiles, il n'avait pas été inculpé. L'arme, quant à elle, avait été remise par la commission technique des polices de Suisse à la police genevoise pour que cette puisse tester son utilité stratégique ainsi que ses caractéristiques techniques.