Paroles et syntaxe du président des jeunes libéraux radicaux vaudois sortent d’une boîte à musique. Le débit rapide, la cadence régulière, le corps maigre moulent le phrasé du candidat au parlement communal de Vallorbe. Le bourg enfui dans le calcaire du Jura figure la deuxième patrie de Barry Lopez. L’Espagne et Barcellone incarnent le berceau originel et mythique de l’homme de 21 ans qui mène également une escouade d’adolescents PLR vers les élections fédérales d’octobre prochain.

Son métier fait rêver: médiamaticien. En gros, c’est un spécialiste de la communication via l’informatique. La campagne électorale, communale ou fédérale, lui offre un champ d’application concret. Il use d’ailleurs du portable comme d’une prothèse: le prolongement de la main, de la pensée, de l’action.

Et l’action est pragmatique. Barry Lopez peut répéter à l’envi, avec passion, ce mot-valise. Il est à la fois un horizon politique et une méthode. Le monde n’est pas noir et blanc, ni bleu et rouge ( les couleurs du FC Barcelone). C’est une alchimie. Un dosage de couleurs dont il faut à chaque fois ajuster la combinaison, les tons, la saturation. Toutefois, cet amour pour le réalisme vit de valeurs. Le libéral radical revendique la responsabilité individuelle, la solidarité, le sens de l’Etat.

Celui qui fait office de secrétaire général du PLR à Lausanne sait surprendre, mais toujours les pieds enfoncés dans le réel. Il était favorable à l’initiative contre les armes, malgré l’avis contraire de son parti. Il soutient les prestations complémentaires pour les familles pauvres dans le canton de Vaud alors que la majorité des radicaux libéraux s’y opposent via un référendum lancé par les milieux économiques.